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 actualitées Malienne(économies politiques militaire )

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MessageSujet: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Jeu 16 Fév - 10:24

Mali : violents combats à Tessalit entre le MNLA et l'armée malienne


Citation:


De violents combats ont opposé, lundi et mardi 14 février 2012, des rebelles du MNLA à des renforts de l’armée malienne qui se dirigeaient vers la ville de Tessalit, dans le nord-est du Mali. Dans les deux camps, on annonce un lourd bilan mais pour le moment, aucun chiffre n’est disponible de source indépendante.




Les accrochages ont duré deux jours ; ils ont été très violents et se sont déroulés à plusieurs kilomètres, à l’ouest de la ville. Une source officielle a affirmé à RFI, à la mi-journée, que le convoi de l’armée a pu finalement entrer à Tessalit et que les militaires du camp, situé à 6 km au nord de la ville, ont pu être ravitaillés. Les rebelles, eux, démentent et assurent encercler, toujours, le camp.

Du côté des bilans, les versions sont également contradictoires. Selon une source militaire à Bamako, il y aurait eu de gros dégâts en hommes et en matériel du côté des rebelles. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) reconnaît quant à lui, avoir plusieurs blessés dans ses rangs – des « blessés par tirs d'hélicoptères » qui, selon le mouvement, ont également touché les populations. Le MNLA assure aussi avoir fait plusieurs prisonniers.

Le camp de Tessalit toujours tenu par l’armée malienne

Il faut préciser que, contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres localités, le camp militaire de Tessalit n'est jamais tombé aux mains du MNLA. Cependant, depuis plusieurs semaines, les deux parties se regardent en chien de faïence - le MNLA affirmant ne rien tenter à cause de la présence, jusque-là, d'instructeurs algériens dans le camp.

En tout état de cause, depuis les premiers accrochages, au mois de janvier, la ville de Tessalit s'est vidée de ses habitants. La plupart seraient aujourd'hui déplacés à 25 kilomètres de Tessalit, dans la localité d'Abanko, en attendant de pouvoir rentrer chez eux. Selon plusieurs témoignages, ces réfugiés se retrouvent régulièrement pris dans les combats. C’est ce qu’affirme, à RFI, un élu de Tessalit.

La ville de Tessalit fait partie des premières villes qui ont été attaquées par la rébellion touaregue les 17 et 18 janvier. Des affrontements entre le MNLA et l’armée malienne ont également eu lieu à Ménaka e Aguelhok, également dans le nord du Mali – région convoitée par le MNLA qui revendique l’indépendance.












Des camps de réfugiés maliens plus éloignés des frontières

Alors que les réfugiés maliens continuent d’affluer en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés vient d’annoncer que les camps actuels seront déplacés vers des zones plus éloignées des frontières. Le HCR travaille en ce moment avec les autorités de ces trois pays pour transférer des milliers de maliens qui ont fuit les combats dans le nord du Mali.

Pour Fatoumata-Lejeune Kabah, porte-parole du HCR pour l’Afrique, contactée par RFI, il est important que ces réfugiés soient dans des endroits plus sécurisés, dans des sites éloignés de la frontière.

Elle souligne que les camps actuels se trouvent dans des zones arides où il n’y a pas d’eau potable et où toutes ces personnes vivent dans des abris de fortune, exposées à des températures extrêmes de chaleur, le jour, et de froid, la nuit.

Fatoumata-Lejeune Kabah évoque également les problèmes de santé et souligne les cas de paludisme, d’infections oculaires, de diarrhée et de problèmes respiratoires. L’absence d’eau potable fait qu’il y a aussi des risques d’épidémie.

Actuellement, et selon les autorités du Burkina Faso, 8 000 personnes dont beaucoup de femmes et d’enfants venues du Mali sont déjà entrées dans le pays. En Mauritanie, ce sont plus de 13 000 personnes qui sont arrivées au cours des deux dernières semaines. Le Niger a, quant à lui, déjà reçu 10 000 réfugiés maliens


http://www.rfi.fr/afrique/20120215-mali-violents-combats-tessalit
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Ven 2 Mar - 13:57

11 000 maliens fuient vers l' Algérie

Des coups de feu. Puis, quelques secondes plus tard, un petit bruit de métal. Le silence est tel que l’on entend même les douilles tomber au sol. Il est 21h30 et la nuit est tombée depuis longtemps à In Khalil. Je suis passée au Mali. A exactement 18 km de Bordj Badji Mokhtar.




Citation:
Ce n’est pas une ville. Ni un village. Juste un «non-endroit», un carrefour de transit sur la route de la contrebande, où une centaine de cases font office de garage. Ici, on ne vit pas en famille. On s’y retrouve pour acheter et vendre tout ce qui arrive à passer par cette frontière imaginaire : du sel, de l’essence, du shit, des pièces détachées, de l’eau minérale, du café, de l’alcool frelaté, des Bimo algériens, des cigarettes… et parfois même des prostituées d’Afrique de l’Ouest. On m’explique que les coups de feu sont tirés chaque soir pour effrayer les bandits qui rôdent autour d'In Khalil ou les rebelles qui essaieraient de déstabiliser l’ordre établi.

A l’abri dans une Toyota déglinguée, malgré la mlahfa dans laquelle je me suis enroulée, j’essaie de me protéger des morsures du froid et du vent. Depuis le début des combats, à la mi-janvier, In Khalil est aussi devenu un point de rendez-vous pour les familles maliennes qui fuient les combats entre les rebelles et l’armée. Des centaines de réfugiés et leur bétail rentrent chaque jour par cette cour des miracles. Selon le dernier rapport de l’ONU, il y aurait déjà plus de 126 400 réfugiés en Mauritanie, au Niger, au Tchad, au Burkina-Faso et en Algérie, où ils dépasseraient les 6000. Et ce nombre grandit tous les jours. «J’attends mon beau-frère et ses enfants qui sont encore coincés à Aguelhok (un village dans la région de Kidal où une centaine de soldats maliens ont récemment été exécutés, ndlr) avant de reprendre la route pour Bordj Badji Mokhtar puis Tamanrasset», raconte Oumar Ag Assai.

Pour protéger sa famille, cet employé de l’administration a préféré fuir vers l’Algérie en s’assurant de mettre tous ses proches en sécurité au Niger d’abord, plus facile d’accès et mieux desservi par les ONG. Nous attendons avec lui, voilà plus de cinq heures. Oumar se montre de plus en plus agité. «Je viens de recevoir un appel d’un ami qui m’apprend que mon beau-frère a fait une chute dans le désert, ça ralentit les autres, alors ils vont le confier à une autre famille qui se déplace en voiture. Ses enfants arriveront demain. L’essentiel est qu’ils arrivent sains et saufs.» Les lumières de Bordj Badji Mokhtar sont visibles d'In Khalil. Oumar se hâte pour prendre le dernier taxi vers Bordj. «A partir d’une certaine heure, les militaires algériens nous interdisent l’accès à la ville.»

«Tout le monde est au courant de cette restriction, il faut faire vite. Même ceux qui viennent de Tamanrasset vers Bordj ont interdiction d’approcher à plus de 100 km sous peine de se voir mitraillés. Moi, je ne passe jamais la nuit à In Khalil à cause des tirs qui n’arrêtent pas, ou rarement, pendant la nuit !» Le taxi embarque ses trois derniers clients et Oumar en direction de Bordj. Le Touareg s’éloigne sans se retourner. Il sait qu’il a peu de temps pour arriver à destination.


Quatre murs


Quelques jours auparavant, j’étais à Bordj, dernière grande ville du Sud algérien avant le Mali. Là, la solidarité s’organise pour les réfugiés. Certaines familles leur confient un couffin modestement garni en guise de dîner. «Je cuisine ce que je peux, avec ce dont on dispose au marché : des tomates, quelques poivrons, des carottes et des oignons. Les réfugiés sont nos familles ou nos amis, on est tous liés», confie Shadya, la cinquantaine. Ces derniers temps, elle ne sort presque plus de sa cuisine. «Nos chefs de famille nous rapportent tout ce qu’ils peuvent pour nourrir plus de cent personnes par jour. Alors, je prépare une grande sauce que je mélange avec du riz. Le plat principal pour tout le monde !» Aminata – elle ne connaît pas son âge – est très fatiguée par le voyage. Elle est arrivée de Kidal, avec Saia et Yossef, ses deux enfants et son mari Bassri, ferrailleur. «Nous avons quitté Kidal le lendemain de la fête du Mawlid, sans rien prendre avec nous, c’est une chance d’avoir été conduits jusqu’à Bordj Badji Mokhtar en voiture.

La plupart d’entre nous ont dû faire ce pénible voyage à pied. Nous allons rester là jusqu’à ce que la situation s’améliore, même si ça me semble improbable. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par une famille de Bordj que connaissait mon mari. Nous étions trois familles de réfugiés sous le même toit. Quelques semaines plus tard, mon mari nous a trouvé une pièce à louer pour 5000 DA par mois. Mais il n’y a ni eau, ni charbon, ni électricité, juste quatre murs en briques de terre pour s’abriter.» En regardant ses enfants jouer dans la cour, pieds nus, sous le soleil de midi qui n’épargne personne, elle poursuit : «Ce qui me fait mal, au-delà du fait d’avoir laissé ma maison que nous avons passé toute notre vie à construire, c’est de penser que mes enfants n’iront plus à l’école, alors que c’était de bons élèves, leur avenir est sérieusement compromis.»

Comme Aminata, Nasser Ag Beyli est désemparé par sa situation et son nouveau statut de réfugié. «Il y a des jours où j’ai du mal à situer la zone dans laquelle je me trouve tant les choses vont vite quand le danger se rapproche. Je ne voulais pas fuir ma maison ni laisser derrière moi ma vie et mes amis. Mon père m’a supplié de le suivre. On l’informait tous les jours, de Bamako, de la situation entre l’armée malienne et les rebelles du MNLA. Je suis arrivée à Bordj Baji Mokhtar dans la nuit du 21 février.»


Tomate en conserve


Les autorités algériennes les ont ensuite invités à rejoindre le camp de Timiaouine, afin qu’ils soient regroupés tous dans un même endroit. «Les Algériens craignent que la situation au Nord-Mali dégénère et que les choses deviennent incontrôlables.» A Timiaouine, à 160 km de BBM, la vie commence à s’organiser dans le camp. Le seul camp ouvert par les Algériens où ont été installées une centaine de tentes identifiées Croissant-Rouge. Dans chaque tente, six à dix réfugiés s’entassent. Des denrées alimentaires, principalement du riz, de la tomate en conserve et du thé, ont été acheminées la semaine dernière. Que ce soit à Bordj, Timiaouine ou In Khalil, rares sont les réfugiés qui ont assisté aux affrontements entre les rebelles et l’armée. Ils étaient en fait prévenus par des milices – commerçants, cadres, etc., armés, mais indépendants qui protègent leur bétail ou leur famille – de l’approche des rebelles et/ou de l’armée malienne.


2000 DA, un salaire


«J’ai donné tout mon argent à un transporteur pour qu’il emmène ma femme et mes enfants en Algérie. Je savais que les combats allaient s’intensifier et que la sécurité des civils était compromise», raconte Assine, qui a fui Kidal. Je l’ai rencontré à Bordj où il venait de rejoindre sa famille. Un véritable business s’est mis en place ces dernières semaines : des particuliers propriétaires de 4x4 se sont ainsi improvisés transporteurs jusque dans un pays voisin. Le prix de la course – 12 500 francs CFA, soit 2000 DA minimum – est évidemment très élevé pour les populations locales. Au Mali, 2000 DA, c’est un salaire. Et plus le chargement est important – enfants, linge, affaires… – plus le prix est élevé. Les yeux d’Assine laissent entrevoir une profonde angoisse. «Ma fille n’arrive plus à parler depuis quelques jours, s’inquiète le taleb qui a fait des études à Tombouctou.

On a tout essayé pour l’aider, mais elle pleure souvent. Je sais qu’elle est traumatisée par les tirs et le bourdonnement des engins de guerre. Ce bruit vous paralyse, c’est le bruit que fait la mort.» Naffisatou, la cinquantaine, est venu de Gao avec son plus jeune fils. Hébergée par une famille d’Algériens, elle ne dort plus depuis des semaines. Son fils et son mari n’ont plus donné signe de vie, alors qu’ils devaient récupérer une tante à Aguelhok. «La ville est totalement ravagée, les habitations détruites et les voitures brûlées, je suis si inquiète pour mon fils et son père. Je me sens coupable d’être à l’abri alors qu’eux errent dans la brousse», se désespère la jeune femme.


Grand sacrifice


Piégée par le feu des combats entre militaires et rebelles, la ville d’Aguelhok a déjà beaucoup souffert. Seul le maire et quelques partisans sont restés sur place pour aider la population et tenter de trouver un moyen d’accéder aux frontières. A Bordj, je rencontre justement toute la famille du maire. «Mon père nous a envoyés à Bordj Badji Mokhtar pour notre sécurité. A notre arrivée, il n’y avait personne pour nous prendre en charge, affirme l’une de ses filles. Je suis lycéenne comme mes autres frères et sœurs. Nous avons pris le minimum, un peu de linge et des couvertures, pour ne pas alourdir la voiture. Notre ville est méconnaissable, j’ai vu des photos qui m’ont bouleversée, car j’ai reconnu des maisons et des commerces dans lesquels on se rendait. Je ne comprends pas pourquoi, au nom de la guerre, on détruit les maisons des gens et leurs biens.» Ne plus revoir son père ? Elle préfère ne pas y penser. Sa mère, Baketa, la cinquantaine, assure que son mari donne de ses nouvelles dès qu’il le peut. «Les communications passent très mal dans notre village. Les hommes ont fait un grand sacrifice pour nous tous.»

En l’espace d’une semaine, la famille du maire d’Aguelhok a construit une petite pièce en parpaings. Il y a beaucoup d’humidité car le ciment est encore frais. «Nous attendons de retourner dans nos foyers, du moins ce qu’il en reste, nous dit Baketa, un peu perdue, assise, accrochée à son sac à main. Nous reconstruirons le village petit à petit, qu’importe les années que ça prendra.» Toutes ces histoires ont poussé Ihssan à multiplier les allers-retours vers le Mali pour aider gratuitement les réfugiés qui se trouvent dans le désert, hors pistes, dans des campements installés dans la brousse. Les sortir à la fois des combats, des balles perdues et des bandits, et les amener sur le sol algérien. Ihssan a 60 ans, mais il en paraît 20 de moins. Ancien diplomate, puis enseignant, il a sillonné l’Europe et une bonne partie du continent africain pour finalement revenir à Kidal, sa ville natale. «J’ai tellement vu de choses dans ma longue vie que plus rien ne me fait peur ! Je suis médiateur indépendant entre les réfugiés et les ONG. J’essaie de récupérer des dons de particuliers, surtout des médicaments. Je suis sur le terrain, j’observe et je connais tout le monde. Mon smartphone me sert à communiquer avec le monde et organiser les secours pour mes frères qui ont tout perdu en une seule nuit…»

Où qu’ils soient, les réfugiés cherchent aussi des soins. Les plus nantis prennent un taxi de Bordj vers Tamanrasset, pour 2500 DA la place. Ihssan doit accompagner un petit garçon de 3 ans à la polyclinique la plus proche. «Le petit Nab souffre de maux de ventre depuis son arrivée, témoigne-t-il. Un infirmier de Bordj m’a conseillé d’aller voir son cousin à Tamanrasset, on se débrouille comme on peut !» Je prends place avec eux dans le pick-up qui s’enfonce dans le désert de Silet, vers Tamanrasset. Au total, nous nous retrouvons à dix personnes à bord. De quoi rendre l’atmosphère encore plus insupportable. Le chauffeur a permis à Nab de rester avec Ihssan sur le siège passager. Malgré les risques qu’ils encourent sur… 700 km !


Pilule pour mal de tête


Le risque de croiser des militaires algériens, susceptibles de leur demander des papiers et de les refouler à Timiaouine. Ou de tomber en panne, de perdre du temps et de rendre Nab plus malade encore. «Le désert de Silet est très dangereux, il ne faut pas s’y aventurer pour le plaisir. La route est impraticable et les mauvaises surprises sont nombreuses», promet le chauffeur. Un tel voyage, c’est la garantie de manger du sable et de sortir courbaturé par les secousses qui vous obligent à vous tenir au siège et vous projettent presque dans le ciel brûlant. Un convoi passe à toute allure près de nous. Le chauffeur fait un signe de la main pour avertir que tout est normal sur la route. Le sentier tantôt escarpé, tantôt ensablé rend le voyage très pénible. Encore deux bonnes heures de route avant la pause. Une courte délivrance. Sous une dune, le chauffeur installe son matériel désuet pour préparer du thé. Ihssan s’impatiente.

Heureusement, une source se trouve à proximité, pour rafraîchir Nab. «Cette source alimente la mine d’or qui se trouve près d’ici, explique Ihssan qui connaît les lieux par cœur. Je serai rassuré dès que nous nous rapprocherons de Iglen, Abalessa et Outoul. J’ai des amis qui peuvent prendre Nab à Tamanrasset, je sens qu’il est encore plus malade qu’hier.» Si Ihssan a quitté Bordj pour Tamanrasset, c’est, dit-il, «parce que je n’ai vu aucun bénévole du Croissant-Rouge algérien à Timiaouine. Les réfugiés n’ont reçu ni vaccins, ni soins. J’ai demandé autour de moi et personne n’a, ne serait-ce, qu’une pilule pour un mal de tête.»


Cas de typhoïde


Je réussis à rentrer dans le camp malgré la surveillance. Les tentes sont serrées les unes aux autres. Les sanitaires préfabriqués ne suffisent plus. Les réfugiés sont obligés de s’éloigner du camp pour faire leurs besoins. Je croise une femme chargée d’un fardeau de six bouteilles d’eau. A l’aide d’un réchaud alimenté au charbon, elle réchauffe tant bien que mal l’eau pour laver son bébé. «Le Croissant-Rouge algérien a tardé pour apporter les aides dont ont besoin les réfugiés qui, dans leur fuite, ont tout laissé, affirme une bénévole dans une ONG internationale, jointe par téléphone. Nos informateurs sur place nous ont confirmé avoir vu des camions de denrées et de bâches, dont ils n’ont pas bénéficié. Ils accusent même des élus algériens de détourner ce que l’Etat algérien a prévu pour les réfugiés. Nous ne pouvons rien faire sans les autorisations de l’Algérie qui, pour l’instant, refuse que des ONG se déplacent et organisent avec elle la situation sanitaire.»

Hadessa Ag Sanbou, élu malien nouvellement réfugié, a, lui aussi, conduit quelques familles au camp de Timiaouine. «Les familles reçoivent cinq kilos de riz par semaine et disposent d’une tente. Les réfugiés ne sont pas tous des nomades, mais la plupart se sont déplacés avec leur bétail (dromadaires, chèvres et moutons, ndlr) pour le vendre et subvenir aux besoins de leur famille.» Le froid des nuits et les courants d’air provoquent des rhumes. Mais c’est loin d’être le plus grave. Infections urinaires, rougeole, infection de blessures mal soignées s’ajoutent au drame de la fuite. Des cas de typhoïde auraient même déjà été relevés. En plus de la situation sanitaire critique, que l’arrivée incessante de nouveaux Maliens aggrave, l’Etat algérien devra aussi faire face à… l’évaporation des réfugiés dans la nature. Car comme le souligne Hadessa Ag Sanbou, «la plupart d’entre eux ne supportent pas l’enfermement. Ils quittent donc Timiaouine pour rejoindre Bordj Badji Mokhtar ou Tin Zaouatine…»


Les chiffres :


La version officielle

Le 27 février, selon le président du Croissant-Rouge algérien, Hadj Hamou Benzeguire, «l’Algérie a accueilli 126 familles dont chacune est composée en moyenne de
3 personnes. Ce qui donne l’équivalent d’environ 500 à 600 personnes». Il a également précisé que cette situation «n’est absolument pas inquiétante et très gérable». Pour devancer les événements, le CRA a décidé de mettre en réserve 150 tonnes de produits alimentaires de base à BBM.



Notre version

D’après les dernières estimations (mercredi) d’une ONG internationale, 11 000 personnes tenteraient d’entrer en Algérie. A Kidal, 10 000 Maliens sont partis, dont la moitié a fui à Gao, l’autre moitié en Algérie. Sur place, les Algériens de Bordj Badji Mokhtar et de Timiaouine, qui aident les réfugiés à passer la frontière, les orientent vers un lieu d’hébergement et les recensent, estiment aussi que le nombre de Maliens dépassera les 10 000 dans la semaine à venir

L’actu :


Des combats «très violents» ont opposé mercredi, vers la localité de Tessalit, dans le nord-est du Mali, des militaires maliens et des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a appris l’AFP de sources militaires et rebelles. Ces informations ont ensuite été confirmées par des sources au sein de la rébellion et proches de l’armée malienne. «C’est le contrôle de la ville qui est en jeu.

De part et d’autre, de très nombreux moyens militaires ont été mobilisés», a ajouté la source militaire étrangère. Aucune des sources interrogées n’a fourni de bilan. Les renforts de l’armée malienne comptent quelque 300 personnes armées. Des blindés sont également présents sur place. Les rebelles, de leur côté, ont mobilisé plusieurs unités et un armement qualifié de «sophistiqué» par une source sécuritaire indépendante.


Comprendre :


Le Mali est confronté depuis le 17 janvier à des attaques de membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et d’autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour le régime de Mouammar El Gueddafi.

Les combats ont fait de nombreuses victimes - morts et blessés - des deux côtés, sans qu’il soit possible d’établir, de sources indépendantes, un bilan précis des pertes. Ils ont également poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir ces zones pour des campements de déplacés en territoire malien et dans des pays voisins, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Algérie.


L’Algérie envoie de l’aide aujourd’hui :


L’Algérie a donné son accord pour permettre à ses aéronefs de transporter, à partir d’aujourd’hui, des aides humanitaires en direction de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger qui ont accueilli la population malienne ayant fui le conflit armé au nord du Mali, a annoncé, lundi, le président du Croissant-Rouge algérien, Hadj Hamou Benzeguire. «Cette aide est composée de produits alimentaires de base, à savoir du riz, des pâtes, de l’huile, du concentré de tomates, ainsi que du thé et du sucre.

Il y aura aussi des bâches et des médicaments», a-t-il fait remarquer. «Comme vous le savez, ces pays souffrent déjà de la sécheresse et d’un déficit alimentaire, d’où l’appel à venir en aide à ces populations touareg qui ont fui les zones de combats», a-t-il indiqué. D’après nos sources sur place, l’armée algérienne aurait envoyé mercredi, suite aux combats à Tessalit, 800 militaires pour renforcer la frontière algéro-malienne.

http://www.elwatan.com/actualite/11-000-maliens-fuient-vers-l-algerie-02-03-2012-161224_109.php
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MessageSujet: La guerre fait rage au nord du Mali   Dim 4 Mar - 19:29

COMBATS ENTRE L'ARMÉE MALIENNE ET LES TOUAREG

La guerre fait rage au nord du Mali


Citation:
Des centaines de milliers de réfugiés fuient les zones de combat vers le territoire algérien.

De violents combats ont opposé ces derniers jours les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla) à l'armée malienne forte de près de 200 véhicules et surtout dirigée par le commandant de zone de Gao, Didier Dacko et les colonels Ag Gamou et Ould Meydou, selon des sources proches du gouvernement.
De violents accrochages ont eu lieu ce mercredi dans la périphérie de la localité de Tessalit, en plein désert, au nord-est du Mali.
L'armée malienne et les rebelles touareg ont chacun mobilisé de grands moyens: des hélicoptères, blindés, troupes de soldats au sol. Tandis que du côté du mouvement indépendantiste, plusieurs regroupements d'unités avec du matériel de guerre sophistiqué ont été signalés. Jusqu'ici, aucun bilan précis n'a été communiqué par les deux parties en conflit. Pourtant, morts et blessés sont signalés. Il est même, croit-on savoir, impossible de savoir qui a pris le dessus d'autant que les combats ne sont pas terminés. Ils ont ainsi repris jeudi dernier. L'enjeu, c'est le camp militaire d'Amachache, situé à 15 km de Tessalit. Ce camp est présentement occupé par des soldats gouvernementaux et l'objectif de l'armée malienne est de renforcer cette position pour qu'elle ne tombe pas aux mains des rebelles touareg, qui menacent de l'occuper. Les combats ont également poussé des dizaines de milliers d'habitants à fuir ces zones, dans des campements de déplacés en territoire malien et dans des pays voisins, notamment le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso et l'Algérie. Ainsi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué vendredi que la Mauritanie et le Burkina Faso continuaient de recevoir de nombreux réfugiés maliens ayant fui le conflit armé au nord du Mali. Selon Andrej Mahecic, porte-parole du HCR, il est signalé que plus de 31.000 réfugiés maliens ont fui vers la Mauritanie depuis plus d'un mois, précisant qu'environ 1500 personnes y arrivent chaque jour.
Au Burkina Faso où 18.326 réfugiés ont déjà été enregistrés par les autorités, quelque 500 Maliens en moyenne traversent la frontière chaque jour. Parallèlement, le nombre des personnes qui fuient au Niger a diminué la semaine dernière, selon lui. Le nombre total des personnes ayant traversé la frontière depuis le Mali vers ces trois pays voisins s'élève désormais à près de 80.000. En outre, le nombre des déplacés internes au Mali a été révisé à la hausse pour atteindre 81.000 personnes, a encore précisé M.Mahecic, citant les autorités maliennes et les organisations humanitaires qui travaillent dans le nord du Mali.«Les réfugiés s'installent le long de la frontière dans les régions arides du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Niger où une grave sécheresse a causé des pénuries alimentaires et en eau ces dernières années», a-t-il fait savoir. Et de poursuivre: «Nous travaillons avec les autorités et nos partenaires humanitaires pour répondre à la fois aux besoins des réfugiés qui arrivent et de la population locale dans les trois pays», a ajouté le même responsable. Par ailleurs, le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), a déclaré que 3 militaires, otages de rebelles dans le nord du Mali, ont été libérés, précisant avoir été «intermédiaire dans ce dossier». Agissant en qualité d'intermédiaire neutre, le Cicr a facilité «le transfert de trois militaires libérés, qu'il a remis jeudi aux autorités maliennes à Tombouctou (nord-ouest du Mali)», a affirmé l'organisation humanitaire dans un communiqué rendu public. En outre, le Cicr a également révélé que cette libération est intervenue au lendemain d'une visite aux huit otages près de Léré (nord-ouest), visite au cours de laquelle «les détenus ont rédigé des messages qui seront transmis à leurs familles».
Il y a trois semaines, le Cicr avait indiqué avoir rendu visite le 5 février à 13 militaires otages dans le nord, dans une zone non précisée. Soulignons par ailleurs, que le Cicr et la Croix-Rouge malienne sont présents sur le terrain où ils assistent des déplacés

http://www.lexpressiondz.com/actualite/149393-la-guerre-fait-rage-au-nord-du-mali.html
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MessageSujet: L'aviation américaine entre en action(mali)   Lun 5 Mar - 12:21

LA SITUATION S'AGGRAVE AU NORD DU MALI

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Les forces spéciales américaines ne sont pas dépaysées dans cette région où elles forment, depuis des années, les troupes maliennes


Citation:
«A notre demande, les Américains ont largué des vivres sur la piste d'atterrissage de Tessalit», a avoué un officier de l'armée malienne.

Un avion de l'armée américaine a largué des vivres aux militaires maliens qui tiennent le camp de Tessalit, dans le nord-est du pays, où depuis quelques jours, les forces gouvernementales maliennes et rebelles touareg s'affrontent. «Oui, à notre demande, les Américains ont largué des vivres sur la piste d'atterrissage de Tessalit, en face du camp militaire», a affirmé un responsable du commandement régional de l'état-major malien basé à Gao. Cette information a été, également, confirmée par un élu local, qui a précisé que des centaines de milliers de civils fuient les zones de combat autour de cette localité stratégique, située près de la frontière algérienne. Les forces spéciales américaines ne sont pas dépaysées dans cette région où elles forment, depuis des années, les troupes maliennes dans la lutte contre le terrorisme et le banditisme. La bande sahélo-saharienne est devenue le théâtre de violences d'origines diverses liées notamment à Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi). A Tessalit, des militaires maliens ont été pris au piège par les rebelles qui sont largement déployés et mobilisés dans les régions du Nord-Malien.
Le camp de l'armée malienne est totalement isolé et coupé de Bamako. Elle est cependant, positionnée aux alentours du camp de Tessalit, située à plusieurs kilomètres à la ronde. L'armée malienne n'arrive pas encore à pénétrer à Tessalit. Ainsi, de violentes affrontements continuent d'opposer les rebelles touareg à l'armée malienne. Ces combats sont signalés à la périphérie de Tessalit, localité stratégique dans le nord-est du pays, près de la frontière algérienne. Par ailleurs, les rebelles visent plusieurs localités et positions de l'armée dans le nord du Mali.
«Les combats ont repris depuis ce dimanche matin entre l'armée malienne et les rebelles touareg vers Tessalit. Ça tire à l'arme lourde», a déclaré un élu de la localité de Kidal, chef-lieu de la région. Ces combats se poursuivent, pour rappel, par intermittence depuis le 17 janvier. Selon une source concordante, il est signalé que l'objectif de l'armée malienne est de contrôler les alentours du camp à plusieurs kilomètres à la ronde, avant de pénétrer dans le camp où se trouvent déjà des militaires maliens. L'armée malienne et les rebelles touareg ont mobilisé chacun de leur côté des moyens très importants, selon des observateurs.
«A Tessalit, nous luttons depuis quelques semaines maintenant contre les rebelles touareg, des trafiquants de drogue et Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi)», a déclaré un responsable de l'armée malienne. Cette déclaration a été aussitôt démentie par une source rebelle qui accuse Bamako de «traiter avec les groupes terroristes et les réseaux de contrebandiers». Par ailleurs, des centaines de milliers d'habitants fuient les zones de crise en direction des campements de déplacés en territoire malien, et dans des pays voisins, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Algérie. Nombreux sont ceux qui traversent les frontières algériennes pour y trouver refuge. A ce sujet, l'Algérie a déclaré qu'elle ne peut pas renvoyer des réfugiés maliens qui sollicitent son aide.
S'exprimant hier en marge de la cérémonie d'ouverture de la session de printemps de l'Assemblée populaire nationale (APN), le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a précisé: «Tant que la situation au Mali est celle que nous connaissons aujourd'hui, nous ne pouvons pas exclure les réfugiés maliens qui viennent en Algérie comme ils viennent d'ailleurs, des autres pays de voisinage.» Abordant le conflit opposant les rebelles toureg aux autorités de Bamako, M.Medelci avait réitéré, encore une fois, la disponibilité de l'Algérie pour une médiation dans le conflit au nord du Mali.
«Nous mettons à la disposition de nos frères maliens notre capacité de médiation et nous souhaitons voir les différentes parties (en conflit) au Mali s'asseoir autour d'une même table pour régler leurs problèmes dans le respect de l'unité territoriale du pays», a-t-il fait savoir avant de souligner que l'Algérie avait ouvert ses portes de Timiaouine, Bordj Badji Mokhtar ainsi que de Tinzaouatine à pas moins de 120 familles maliennes ayant fui le conflit au Mali.

http://www.lexpressiondz.com/actualite/149478-l-aviation-americaine-entre-en-action.html
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MessageSujet: le Mali sur un volcan   Ven 23 Mar - 18:26

le Mali sur un volcan

Le Mali est-il au bord de l’explosion ? C’est désormais une crainte réelle de voir ce pays du Sahel basculer dans le chaos, alors même que sa région nord, peuplée de Touareg, s’est pratiquement détachée de Bamako.

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Citation:
Hier, la tension est montée d’un cran puisque des militaires, excédés par le laxisme du président Amadou Toumani Touré (ATT), ont tiré des coups de feu à Bamako et investi l’Office de la radio télévision malienne (ORTM), selon l’AFP.
C’est là une évolution extrêmement dangereuse dans ce pays instable qui fait face à une rébellion touareg au Nord et à une présence affirmée des éléments d’Al Qaîda. Et c’est précisément pour protester contre l’immobilité du président malien et son clan face à ce qui se passe au Nord que ces militaires on fait parler leurs armes hier dans la capitale malienne. «Nous en avons marre de la situation dans le Nord», a affirmé à l’AFP l’un de ces militaires, qui étaient plusieurs dizaines dans les rues, tirant des coups de feu en l’air et semant la panique parmi la population. Signe de cette colère, les militaires, qui ont investi l’ORTM qu’ils occupaient à 16h30 GMT, sont des jeunes agissant à visage découvert, d’après la même source.

Ils ont tiré en l’air dans les bâtiments du siège, situé au centre de Bamako, et fait sortir tout le personnel.
D’autres militaires tiraient quelques heures plus tôt, en l’air dans un camp militaire de Kati, ville-garnison, à quinze kilomètres de Bamako pour réclamer eux aussi un armement adapté pour combattre dans le nord. «Nous voulons des munitions pour aller combattre les rebelles touareg, trop, c’est trop», a déclaré un caporal du camp, sous le couvert de l’anonymat. «Le ministre de la Défense est venu ce matin à Kati, mais il ne nous a pas convaincus», a-t-il ajouté.

La coupe est pleine pour les militaires

Pour autant, ce caporal aurait précisé que les soldats ne voulaient pas «le départ du président de la République», Amadou Toumani Touré. «C’est notre président, mais il faut qu’il règle les choses», aurait-il dit d’après l’AFP. Mais faut-il prendre pour argent comptant cette précision, alors que ces miliaires déchaînés ont fait irruption dans les locaux de la radio et la télévision ?
Si cette incursion n’est pas une tentative de coup d’Etat, elle y ressemble en tout cas. En effet, si ces militaires ont eu recours à cette démonstration de force, c’est qu’ils sont convaincus que leur «président» ne veut point leur donner des armes et partant régler le conflit au nord du pays avec les touareg.

Ceci d’autant plus que ce n’est pas la première fois que l’attitude troublante du président malien est dénoncée. Il y a un mois, des femmes et proches de soldats avaient manifesté dans plusieurs villes maliennes, dont Bamako, pour dénoncer le «silence» sur la situation de ces soldats et la «mollesse du pouvoir» face aux rebelles touareg. ATT n’a pas pour autant bronché malgré le risque de guerre civile et l’émergence d’un émirat d’Al Qaîda sur le pays censé être sous son autorité.

Les calculs inavouables d’ATT

Mais le président malien a peut-être une raison que les militaires frondeurs ne saisissent pas encore. Ayant épuisé ses deux mandats, Amadou Toumani Touré multiplie les manipulations et souffle sur les braises communautaires pour reporter sine die l’élection présidentielle et pourquoi pas triturer la Constitution pour s’offrir un troisième mandat.
L’enjeu pour lui est de se présenter comme le garant de la stabilité et de «l’unité» du Mali, en y jouant justement sur la menace de scission. Le fait est que les militaires maliens sont envoyés depuis le 17 janvier guerroyer les mains nues avec les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) qui eux le sont lourdement grâce aux arsenaux récupérés de chez El Gueddafi.

Un autre mouvement islamiste armé touareg, Ançar Dine (défenseurs de l’islam), qui veut imposer la charia (loi islamique) au Mali par la lutte armée, a affirmé contrôler trois villes dans le nord-est du pays, près de la frontière algérienne, à savoir Tinzawaten, Tessalit et Aguelhok. Pendant ce temps, ATT, retranché dans sa forteresse à Bamako, suit tranquillement le spectacle comme s’il s’agissait d’un autre pays.

Ce sont plutôt ses voisins, notamment l’Algérie, qui tentent d’éteindre le feu en envoyant des aides humanitaires et même des armes pour stopper la sédition du Nord et faire échec à une volonté de créer un Etat «croupion» avec toutes les conséquences néfastes que cela puisse avoir sur la sécurité dans toute la sous-région du Sahel et du Sahara. Mais ATT et ses soutiens internes et externes ont manifestement d’autres calculs qui ne sont pas avouables.

http://www.elwatan.com/international/le-mali-sur-un-volcan-22-03-2012-163739_112.php
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MessageSujet: Une intervention étrangère au Mali   Mar 3 Avr - 15:48

Une intervention étrangère au Mali ?


Citation:
A ce stade, on n'en est qu'aux hypothèses, mais au rythme où vont les choses au Mali, l'idée d'une intervention extérieure pourrait prendre corps dans les prochaines 48 heures, lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU aura examiné la question, notamment sous son aspect financier, juridique et logistique.

On verra le rôle éventuel des Nations unies, qui disposent de casques bleus en Côte d'Ivoire et au Liberia, deux pays d'où des forces peuvent facilement être distraites pour une période donnée. Cela s'est déjà produit lorsque des membres de la mission au Liberia sont venus renforcer leurs homologues en Côte d'Ivoire, pendant la crise électorale de fin 2010 à début 2011.

Toutefois, à ce stade, l'impulsion pour une intervention au Mali ne vient pas des Nations unies, mais de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
La Cédéao avait initialement envisagé d'intervenir au Mali en usant de cette menace pour chasser les putschistes qui se sont emparés du pouvoir dans la nuit du 21 au 22 mars.

Force d'interposition

Seulement, étant donné la cadence à laquelle l'armée malienne s'effondre depuis le coup d'Etat, et l'avancée des rebelles, l'idée d'une intervention demeure. Mais elle est en voie de requalification express et commence à ressembler à une force d'interposition déployée pour briser la percée des forces du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et d'Ansar Dine en direction de Bamako.

Les rebelles, certes, se trouvent encore à 800 kilomètres de la la capitale malienne où un embargo "total" de la région a été mis en place dès lundi soir pour tenter de pousser dehors le capitaine Sanogo et ses pairs, et rendre le pouvoir aux civils.

Mais dire que le temps compte est une évidence : les rebelles sont en route, ils vont vite, personne ne sait s'ils ont l'intention de s'arrêter à Mopti, où une partie de la garnison loyaliste (grosse base de l'arme de l'air à Sévaré) est déjà en fuite.
S'il devait y avoir des troupes pour briser cette avancée, elles ne devraient pas être françaises ; le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, l'a assuré.

Mais Paris propose déjà d'apporter une aide logistique à une éventuelle opération de la Cédéao. Jusqu'à la mi-mars, la rébellion progressait par à coups, et semblait éprouver des difficultés prévisibles. Les rebelles manquaient d'essence, avaient des soucis de munitions, bref, semblaient enfermés dans les habituelles contraintes de régions difficiles.

Dégradation de la situation

Tout ceci semblait assez loin, vu de Bamako, sauf lors de deux événements-traumatismes : la prise de la ville d'Aguelhoc suivie de la diffusion d'images de soldats mutilés (l'origine de ces images fait débat mais le mal est fait) puis la chute de Tessalit, importante base de l'extrême Nord, avec une piste aérienne stratégique qui intéresse beaucoup les Etats-Unis.

Mais la réaction à ce début de désastre, ce fut le coup d'Etat, qui n'a fait qu'amplifier la dégradation de la situation et achever dans le désordre les derniers signes de résistance de l'armée malienne.

A Dakar, lundi, les participants au sommet régional (auxquels s'étaient joints des représentants de la France, de l'Algérie et de la Mauritanie entre autres) ont pu prendre la mesure de la détermination de la Côte d'Ivoire et des pays qui la soutiennent (Liberia, Bénin, Niger). L'annonce exacte semble encore bien vague, puisqu'il est question de la "mise en place immédiate" d'une force militaire "d'attente" de la Cédéao, comme l'a expliqué le président ivoirien, Alassane Ouattara.

Les douze chefs d'Etat présents ont aussi "demandé au comité des chefs d'état-major de se réunir dès cette semaine à Abidjan pour voir les modalités d'activation de cette force", a-t-il ajouté. Ces mêmes chefs d'état-major étaient déjà venus tâter le terrain en fin de semaine passée, alors qu'une force militaire de 2 000 hommes était mise en alerte, ce qui ne signifie pas grand-chose.

Même si on ignore encore la composition éventuelle de la force à ce stade, tout pourrait aller très vite. Le Nigeria envisage de se porter volontaire, comme contributeur de troupes (le pays a une longue expérience des forces de la Cédéao, nommées Ecomog, pour Ecowas monitoring Group, du nom de leur première version, déployée au Liberia où les troupes nigérianes s'étaient du reste terriblement mal comportées).

Bloquer l'avancée rebelle

Une force de la Cédéao, avec un éventuel mandat des Nations unies, pourrait se déployer aux environs de Mopti, pour bloquer l'avancée rebelle. Mais au rythme où avancent les forces du MNLA, Mopti pourrait être atteinte dans les heures qui viennent. Trop tard pour agir ? Derrière, il y a Ségou, puis plus grand-chose avant Bamako... Un dispositif plus ambitieux est aussi à l'étude, qui projetterait des forces dans le Nord, selon des modes opératoires qui sont au stade des discussions.

Rien n'est encore clair, mais le sentiment de l'urgence domine, compte tenu de l'effondrement de l'armée malienne, qui n'est pas dû seulement, on peut le constater, à des problèmes de matériel, comme l'ont affirmé les putschistes.

Depuis plusieurs années, des militaires brillants ont été mis à l'écart sous le régime d'Amadou Toumani Touré, parce qu'ils faisaient potentiellement de l'ombre aux responsables proches du président. Le népotisme et le clientélisme se sont installés dans de nombreux rouages de l'armée. Promotions, nominations, et jusqu'au recrutement, ont été dévoyés par la corruption.

C'est un ancien officier supérieur désormais occupé par des fonctions dans le civil qui le raconte en détail. Ses nombreuses anecdotes illustrent le principe général : des membres de sa propre famille ont été contraints de recourir à des "appuis" pour progresser dans leur carrière. Cet état de corruption a miné l'armée de l'intérieur. A présent, il est devenu évident qu'elle ne sera plus en mesure de reprendre le contrôle du Nord, et risque même d'ouvrir le Sud aux rebelles. Raison pour laquelle les chefs d'Etat de la région veulent mettre sur pied une forme de force d'interposition, très vite

http://afrique.blog.lemonde.fr/2012/04/03/une-intervention-etrangere-au-mali/
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mar 3 Avr - 19:23

si il y a intervention çà craint Evil or Very Mad pour la suite et la stabilité du pays Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: actualitées Malienne(économies politiques militaire )    Mar 1 Mai - 17:34

Les rebelles du Nord perpètrent des crimes de guerre

Les groupes armés commettent des viols et utilisent des enfants soldats


Citation:
Les rebelles touaregs séparatistes, les groupes islamistes armés et les milices arabes qui ont pris le contrôle du nord du Mali en avril 2012 ont commis de nombreux crimes de guerre, notamment le viol, l’utilisation d’enfants soldats et le pillage d’hôpitaux, d’écoles, d’organismes d’aide et d’édifices gouvernementaux, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Un groupe armé islamiste a exécuté sommairement deux hommes, amputé la main d’au moins un autre, effectué des flagellations publiques, et menacé des femmes et des chrétiens.

lire la suite ici
http://www.hrw.org/fr/news/2012/04/30/mali-les-rebelles-du-nord-perp-trent-des-crimes-de-guerre
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MessageSujet: La communauté internationale doit-elle intervenir au Mali ?   Lun 14 Mai - 13:18

La communauté internationale doit-elle intervenir au Mali ?

Il faut une action africaine et internationale


Citation:
L'idéal serait que le problème soit réglé par les Maliens eux-mêmes. Or l'armée, qui a fait le putsch le plus idiot du monde, et qui s'est affaiblie elle-même par cette aventure, est maladivement obsédée par le contrôle du pouvoir à Bamako, quitte à ce que tout le reste du pays tombe en lambeaux.

La classe politique brille par son impuissance à influer sur les événements et par son reflexe de survie immédiate. Le processus de concertation au sein de la Cedeao est très lourd et très lent, et ne pourra aboutir, s'il aboutit, que sur une action tardive, incohérente et très peu efficace.

Entretemps, les effets du contrôle du Nord-Mali par les sécessionnistes, les intégristes et les terroristes, vont s'accumuler à toute vitesse, et créer des traumatismes difficilement réversibles. Le premier de ces effets, le plus grave, c'est le nettoyage ethnique indirect. La majorité de la population est en train de quitter la région. Un grand nombre s'est trouvé au Niger voisin.

Les ethnies non-touarègues, très majoritaires dans le nord

Ce que les médias internationaux omettent de dire, et c'est très grave, c'est que les Touaregs répresentent une minorité, non seulement au sein de la population malienne, mais y compris dans ce nord, que les sécessionnistes prétendent transformer en Azawad.

Les ethnies non-touarègues sont largement majoritaires dans le Nord : Songhaï (ethnie d'origine du musicien Ali Farka Touré), Peulhs, Maures (arabes), Toucouleurs. Et au sein de cette «minorité dans la minorité» qu'est la population touarègue, les sécessionnistes ne représentent qu'une partie dont l'importance réelle est difficile à estimer. Les Touaregs sédentaires, les Bella, dits «Touaregs noirs», sont en totalité contre la sacession.

Nettoyage ethnique de fait

L'exode de toutes ces populations, qui sont largement majoritaires et qui ne soutiennent pas la sécession au nom de l'Azawad, exode déjà massif et qui va aller s'aggravant du fait de l'insécurité physique et alimentaire, constitue un nettoyage ethnique de fait.

On sait que les mouvement des déplacés et des réfugiés sont toujours difficilement réversibles. Même après le retour au calme, il faudra de longues années pour que ces populations regagnent leurs terroirs d'origine. Sans compter que l'afflux de ces déplacés et réfugiés dans les autres régions du Mali et dans les pays voisins crée d'autres problèmes sociaux et économiques difficiles à gérer.
À mon avis, c'est cette question de déplacement massif des populations du nord qui devait être dès le départ au centre des préoccupations de tous les intervenants.

À cette saignée démographique du nord vont s'ajouter sûrement des règlements de compte entre les différents groupes armés : MNLA, FNLA, Ansar Dine, Aqmi et sans doute d'autres rejetons qui en seront issus.

Le harakiri de l'armée malienne, l'inefficacité de la Cedeao, l'incapacité de la classe politique, d'un côté, et l'urgence et la gravité des problèmes, humains surtout, d'un autre côté, imposent une réflexion rapide et sérieuse sur une intervention internationale.

L'intervention devrait pilotée par l'Union africaine

L'Onu dispose déjà d'un dispositif militaire important en Côte d'ivoire voisine. L'exemple de la Libye a montré que les grandes puissances peuvent monter une intervention militaire de grande envergure, non pas en quelques jours, mais... en quelques heures. J'entends déjà le lecteur ajouter «Oui, d'accord, mais c'est uniquement quand leurs intérêts sont en jeu».

Il est indéniable que les interventions de l'Onu, de l'Otan et autres «Coalition of the Willing», posent de sérieux problèmes. Elles obéissent à des calculs géostratégiques étroits, ne tiennent pas compte des impératifs sécuritaires et humains dans les pays directement ou indiretement concernés, et produisent des effets «collatéraux» ravageurs.

Pour résoudre cette équation de la nécessité et des inconvénients d'une intervation internationale,il faudrait que les choses soient prises en main par l'Union africaine, à travers, par exemple, une groupe d'initiative de certains membres «poids lourds». On pense évidemment tout de suite à l'Algérie, du fait de son voisinnage, de l'imbrication géostratégique, et de ses capacités militaires et financières Mais d'autres pays africains peuvent jouer un rôle.

Un tel projet piloté par l'Union africaine et des États membres, et dans lequel l'Onu, l'Otan, La France, les USA, La Chine, La Russie etc. auront un rôle essentiellement matériel et technique, permettra d'éviter les inconvénients d'une intervention internationale «pur sucre».

Le succès d'une telle intervention dépendra aussi de la capacité de la classe politique malienne à traiter le problème révélé par la résurgence des groupes armés au nord, au-delà de sa dimension purement militaire et sécuritaire.

Les crises dans ces régions sahariennes sont anciennes (la première révolte au Mali date 1963), transfrontalières (depuis le Darfour soudanais, jusqu'en Mauritanie, en passant par le Tchad, le sud libyen, le Niger et l'Algérie), et multidimensionnelles (économiques, politiques, ethniques, environnementales, culturelles, etc.).

http://www.newsring.fr/monde/608-la-communaute-internationale-doit-elle-intervenir-au-mali/11170-une-armee-affaiblie-par-le-putsch-une-cdeao-trop-lourde-il-faut-une-action-africaine-et-internat
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